Le marbre est une mémoire que l’on traverse avec les mains.

La sculpture en taille directe du marbre engage tout le corps. C’est une forme d’écriture lente, intuitive, physique. Le marbre oppose sa densité mais offre une lumière inégalée. Il oblige à aller droit au but, à inscrire le geste juste : celui qui contient l’intention et la confiance.

Sculpter la femme, c’est sculpter un monde.

Les formes que je crée sont des présences. Elles parlent de naissance, d’abandon, de résistance, de silence. Ce sont des femmes archétypales et symboliques. Des âmes de pierre qui disent l’essence du féminin, sans anecdote, sans bavardage. Juste le cœur vibrant d’une figure universelle.

Chaque marbre me propose un dialogue différent.

J’apprécie les contrastes : le marbre blanc de Carrare et sa lumière fragile, le noir profond de Belgique, le calacatta strié comme un souvenir, le marbre rose du Portugal, délicat et charnel. À chaque fois, je choisis la pierre non pas pour ce qu’elle est, mais pour ce qu’elle peut devenir.