La source
Un corps en retrait
La femme ne s’expose pas : elle se replie. Lovée sur elle-même, presque enfouie, elle semble chercher un espace intérieur plutôt qu’un regard extérieur. Le geste est simple, essentiel — un retour à soi. Il n’y a ici ni tension ni drame. Juste un ralentissement.
La matière comme refuge
Le bronze ne se contente pas de dessiner le corps : il l’englobe.
Les formes se fondent dans un paysage mouvant, presque liquide. Les cheveux deviennent flux, la base devient sol, eau, racine indistincte. On ne sait plus exactement où commence le corps, où finit la matière.C’est précisément là que la sculpture agit : dans cette zone floue où l’être se dépose.
Une énergie contenue
Cette immobilité n’est pas une fin. Elle est un passage. La figure se ressource — non pas en s’élevant, mais en descendant, en s’ancrant, en se laissant traverser par ce qui l’entoure.
Une respiration lente, invisible, mais essentielle.









